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Julian Droux / Le 4 septembre 2019 à 7h

Cybercoachs, le blog.

CYBERHARCÈLEMENT, l'observateur au pouvoir



Plus jeunes, nous avons presque tous étés confronté au harcèlement scolaire. Certains d’entre nous en tant que victimes, la plupart en tant qu’agresseurs, observateurs ou, plus rarement, en tant que défenseurs. Les chiffres n’ont pas tant changés depuis; à peu près 20% des jeunes (13-19 ans) disent toujours aujourd’hui que quelqu’un a voulu leur régler leur compte sur internet.

Avec l’arrivée des réseaux sociaux, ce n’est pas la fréquence des situations de harcèlement qui a pris l’ascenseur mais plutôt l’étendue des situations. Whatsapp, Snapchat, Instagram ou ce bon vieux Facebook dépassent largement la cours de récréation et offrent un lieu parfait de destruction, à l’abri des regards adultes.

Contrairement aux idées reçues, les jeunes ne sont pas plus harceleurs aujourd’hui. Le harcèlement est considéré comme un phénomène de groupe caractéristique de l’adolescence et non pas d’une époque. Quel meilleur raccourcis pour appartenir à son groupe social que de générer les rires en se moquant d’un camarade ? Le malheur des uns fait ici véritablement le bonheur des autres.  

Les mises en situation de cyberharcèlement que nous faisons vivre aux professionnels et aux parents dans les écoles, par le biais de nos ateliers, mettent toujours en lumière l’importance du groupe. Alors que certains s’amusent, perruques vissées sur la tête et iPads en mains, à casser l’autre à coup de vannes débridées, la majorité regarde, silencieuse. Elle sourit, elle rigole, elle analyse, elle chuchote tout en gardant une distance sécuritaire. Scotchée à son écran car elle doit suivre l’actualité de son groupe d’appartenance, tout en n’osant pas prendre le risque de s’impliquer. Ce regard aussi vif que silencieux, c’est précisément lui qui donne toute sa masse à l’agression.  

C’est précisément cette impuissance qu’il est nécessaire de solutionner. Malgré eux, et de par leurs regards, les observateurs participent à l’agression. En sensibilisant les jeunes à ce phénomène nous pouvons leur permettre de prendre conscience de leur propre pouvoir d’agir. La mise en place d’outils garantissant l’anonymat des sonneurs d’alerte constitue ensuite la condition sine qua non facilitant la divulgation de situations graves dans les établissements scolaires.  

Plus de temps à perdre, il faut s’y mettre, les victimes sont seules en pleine lumière !

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Julian Droux / Le 4 septembre 2019 à 7h

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Julian Droux / Le 4 septembre 2019 à 7h